Maman
La mienne était russe et je l’appelais Mamik, elle a son poème dans mon recueil, un peu en zigzague et avec une fote, découverte après la publication, un mot qui existe, ah la perfection qui m’est dictée par Betty, chacun à sa Betty, la colère contre soi, anxiété d’être toujours mieux que hier, ah une fote, c’est l’échafaud, de reine, c’est le feu, pour les sorcières, le hater est ravi.
Dans mon Utopia d’aujourd’hui j’ai écrit « mon père le lit ; ma mère me lit ; mes enfants me lisent ».
A Bayonne, à La Cantine, cette année j’étais en bonne compagnie avec Atypikoo, échanges fluides et temps toujours trop court, et une question m’a été susurrée à mon oreille de cheval : et si mon amie avec ses parents hauts gradés dans la Securitate m’avait menti sur mon père, disparu en 1984 ?
En image Maman de Louise Bourgeois devant Guggenheim de Bilbao, à qui la Fondation Vuitton n’a qu’une seule chose à envier, c’est Yoshitomo Nara, je lui ai écrit déjà un poème, et je sens qu’il ne sera pas le seul ; encore un amoureux de Klee, pas étonnant avec son parcours et le musée fantastique de Düsseldorf qu’il devait connaitre par cœur, avant de revenir au Japon.
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